Le regard de Louis-Mathurin Moreau-Christophe sur la réforme pénitentiaire française au XIXe siècle

Nicolas LEBLANC

Dir. D. Veillon et L. Leturmy

Louis-Mathurin Moreau est né le 4 janvier 1797 à Sainte-Maure-de-Touraine et est décédé le 21 avril 1881 à Paris. D’abord avocat à Loches puis inspecteur des prisons de la Seine (1830-1833), il devint sous-préfet à Nogent-le-Rotrou (1833-1837). Il accéda ensuite au poste d’inspecteur général des prisons du Royaume, de seconde classe puis de première classe jusqu’en 1848 où il fut destitué. Il occupa un an, de février 1853 à avril 1854, le poste de directeur de la maison centrale d’Ensischeim où il proposa un premier système d’identification judiciaire en France à l’aide de la photographie.
Cette thèse a une vocation historique et biographique. Louis-Mathurin Moreau, témoin et acteur du courant néo-classique en matière pénale au XIXème siècle, a défendu le recours à l’emprisonnement cellulaire. Il a prôné l’isolement complet notamment au côté d’Alexis de Tocqueville, contre Charles Lucas. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la réforme des prisons, sur la folie en prison, sur la pauvreté et la misère. Il a par ailleurs réalisé une codification de l’ensemble des lois pénales depuis l’ordonnance criminelle de 1670. En tant qu’inspecteur des prisons il a parcouru la France pour réaliser des enquêtes annuelles et a été envoyé en mission à travers l’Europe pour recueillir des données sur les systèmes pénitentiaires (Angleterre, Écosse, Suisse, Hollande, Belgique, Allemagne).

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